Archives pour la catégorie Actualité

Suite de la genèse …

Encore un texte de Gilles BRETECHE … vous devez savoir quelque chose sur les personnes qui vieillissent … ils ont beaucoup à partager ! il semblerait que notre architecte préféré n’échappe pas à cette règle … Mais nous en sommes ravis ! Bonne lecture à toutes et tous, à bientôt Paul Vandame :

En l’année 2013, je vous avais promis une suite à la genèse de notre Monotype 7.50 m.

J’ai attendu son trentième anniversaire révolu, pour reprendre le fil de mes souvenirs que je partage depuis avec tant d’amis, anciens et nouveaux.

Dans ce genre d’exercice, j’ai constaté que les regards divergent toujours dans l’interprétation et l’explication des évènements. Les points de vue et la psychologie de chacun, éclairent les évènements de contributions complémentaires et parfois contradictoires. Il en va ainsi.

Des petits doigts de l’architruc

Pour ce qui concerne mes souvenirs de conception et de réalisation du Premier Monotype 7.50 et de ses outillages, l’exercice est devenu solitaire par la force de la vie… Gil Carmagnani, Philippe Harlé, Olivier Moussy, Marcel Gloarec, … nous observent d’un insondable Ailleurs.  C’est une grande mélancolie que d’évoquer leur souvenir pourtant indissociable de la naissance de notre bateau. Et si mon clavier se brouille à leur évocation c’est au souvenir de leur formidable amitié indulgente à l’égard du gamin que j’étais.

Gil Carmagnani, génie constructeur

D’autres acteurs de ces premières heures sont fort heureusement bien vivants et ceux-là pourront témoigner à charge ou à décharge.

Puisque dans un premier jet, je m’en étais tenu aux prémices de l’histoire de la conception du bateau, je vais tenter de dérouler la chronologie des fait survenus depuis.

1986, voit la création de Yachting Sports, qui me permit de lever les fonds nécessaires au lancement du bateau, en finançant les moules et la première unité. Les actionnaires étaient la famille (mon père) et nos amis, qui malgré les vicissitudes de l’entreprise, le sont restés … Ils pressentaient probablement que si l’expérience valait d’être vécue, ils n’en tireraient aucun fruit … Mais, j’étais « porté » comme l’on dit et la contagion opéra.

Ce point Capital levé, il me restait à finaliser les plans de construction sous les commentaires parfois amusés de Philippe Harlé qui me recevait régulièrement à son cabinet à partir de 20 heures. Séances de nuits qu’il appréciait parce que le téléphone se mettait en berne et que nul ne gênait plus sa concentration. Les séances de VPP et de lissage des courbes définitives furent donc très nocturnes et les réveils de lendemains parfois tardifs à la Maison Blanche (la résidence de Philippe) …

Il est à dire sans mystère que mon projet de bateau étroit et léger ne lui était aucunement familier à l’époque et il éprouvait une curiosité naturelle qui m’assurait sur les fondamentaux.

La première fois que je lui présentai les plans et la philosophie du bateau, il avait longuement mâchonné sa pipe. Et comme le silence durait (du moins me semblait-il inquiétant), je lui demandai si tout cela était si moche ? En guise de réponse il me fit cette confidence : « Quand j’ai annoncé à ma mère que je voulais devenir architecte naval, elle m’a pris pour un fou. Puis elle a ajouté : Si tu insistes dans cette voie, au moins dessine des bateaux larges et stables ! Et j’ai suivi ses recommandations ! » Philippe était donc un peu déstabilisé par une démarche qui désobéissait aux injonctions de sa mère !

C’est plus tard, lorsque ce petit bateau fut devenu réalité qu’il s’empara du sujet « carènes étroites » pour dessiner le premier bateau de Jean-Luc Van den Heede, 3615 Met. Il eut la grande élégance et gentillesse de m’y associer dans le principe, en s’appuyant notamment sur la correction de ses VPP au regard des essais de vitesse que j’avais alors effectués en « live » au Beg Rohu. Mais ceci est une autre histoire.

Revenons sur un marqueur de notre navire : sa quille. Pourquoi cette forme ? A l’origine, il y avait un voile et une torpille que je voulais en fonte monobloc pour éviter les surcoûts de fabrication. Après avis des fondeurs, il semblait impossible d’obtenir une bonne régularité des poids avec toutes les contraintes proposées. J’ai donc choisi de relier les quatre points (sorties de coque, et extrémités du bulbe) pour résoudre le problème. Je me pointais donc un soir chez Philippe avec cet appendice bizarre et là il a encore longuement sucé sa pipe… et il m’a fait cette réflexion, façon oracle de Delphes : « La nature est très tolérante ». Je l’ai considérée comme une sorte de blanc-seing, un passe-droit hydrodynamique. Et il en fut ainsi.

 La quille !!!

Parallèlement mon ami Gil Carmagnani, un génie de la construction qui avait auparavant réalisé pour moi un petit catamaran de sport (ce fut mon premier dessin abouti), travaillait à la réalisation de la pièce mère de la coque. Son chantier de Kerran étant en « chantier », c’est dans la salle à manger de son appartement que nous reportâmes les couples échelle 1, finalisâmes le dessin subtil de l’étrave et la tombée du tableau arrière. Que le bateau prît si peu de place, fût une sorte de bénédiction. La seconde celle de Martine, sa compagne, qui supporta (et pour longtemps) avec philosophie nos encombrantes incursions dans sa salle de séjour.

 C’est émouvant.

 Travail de finition du cockpit

L’apparition de la coque en volumes me transporta d’une jubilation teintée de craintes irraisonnées et répétitives, qu’Olivier Moussy -pianiste averti- évacuait lors de soirées trinitaines mémorables et poétiques. Ce garçon délicieux avait commandé son nouveau trimaran sur plans Irens à Gil Carmagnani. C’est aussi pourquoi il fut très présent pendant la réalisation du Monotype 7.50 m, jusqu’à son baptême. Pressé que Gil passe enfin à autre chose !

 L’architruc et le Moussy

En janvier 1987, le modèle de coque est achevé. Les moules suivront dans la foulée. Puis le moule de pont. Je n’ai pas de photo mais je me souviens avoir travaillé sur son modèle en négatif pour positionner les derniers éléments d’accastillage.

Au fur et à mesure de la réalisation de l’unité prototype, s’écrivait la méthodologie qui permettrait au chantier Keltic Marine de réaliser les bateaux en série.

 Gil Carma et Paul Wendling

A ce stade, j’ouvre une petite parenthèse : la rencontre capitale avec Paul Wendling, son dirigeant, qui avait accepté d’introduire cette nouvelle production en sous-traitance dans son chantier. Il tenait une autre clef de l’aventure et il sut s’y employer en dépit des contraintes d’organisation et de planification.

Un petit samedi matin de début avril 1987, nous surprend après une nuit blanche et le réglage épique de la remorque de route … J’étais (nous étions) sur les nerfs Gil, Eric (son frère) et moi. Bateau quillé, il fallait l’élever pour introduire la remorque. Gil avisa une mini sangle qu’on utilise d’ordinaire pour arrimer une planche à voile sur une galerie de voiture et se met en devoir de la passer en quelques boucles autour de la prise de levage et le croc du treuil. Je lui dis que cela allait casser mais il ne m’écouta pas et enclancha le palan. Tête de mule ! le bateau s’éleva et position haute, … la sangle craqua ! Pourtant, le bateau resta en l’air. Les parties d’anses arrachées s’auto-serraient autour d’elles-mêmes. Dans un silence étourdissant nous glissâmes la remorque, nous assurâmes de sa position… et lorsque Gil actionna le palan pour redescendre le bateau, la légère secousse suffit à dénouer le suspens. Le bateau tomba sur ses patins. La sangle était en trois morceaux. C’est un sujet sur lequel nous ne sommes jamais revenus… sinon pour des échanges (très) codés…

 Galatée, la première unité

Nous en étions là de nos émotions, bateau sanglé, mat équipé, paré pour une transhumance vers le port du Bono, qui me semblait le lieu approprié pour le baptême de Galatée. La veille, j’avais informé les invités, du report d’une journée. Le dimanche contre un samedi, ne posait de problème à personne. Sauf, sauf, que j’avais oublié Philippe Harlé, qui ne voyant rien venir au Bono à l’heure prévue du rendez-vous, se pointa au chantier.

Il frappe à la porte close et Gil lui ouvre avec sa tête de nuit blanche… Philippe impeccable en tenue de baptême, pantalon blanc, blaser, cravate, a le regard des très mauvais jours. Il me passe le savon que je mérite. Il débarque le jeu de voiles dont il s’est chargé depuis La Rochelle, jette un coup d’œil courroucé sur le bateau, refuse le champagne dont nous avions commencé à nous régaler en prévision du jour suivant et s’en retourne en disant que nous ferions bien d’aller dormir et que pour lui, la visite se ferait à La Rochelle. Chez lui. Huit cents kilomètres pour rien. C’était trop pour ne livrer que des voiles… et s’adresser à des zombies inconséquents…

On n’est pas toujours glorieux. Mais je tins cet engagement rochelais, qui ouvrit vraiment les yeux de Philippe sur le potentiel de ce type de carène. Nous y viendrons plus loin.

Car cette année 1987 passe à la vitesse de l’éclair !

Ce dimanche que l’historien situe au 5 avril, voit la fière Galatée rouler sur le quai du Bono.

Le maire, nous ayant apporté la manivelle de la grue et son concours, la marée enfin à flot, les opérations de mise à l’eau sont entreprises sous l’œil attendri des protagonistes de l’affaire, c’est-à-dire une vingtaine en comptant les enfants en bas âge !

Pas de tambour médiatique, juste les associés de Yachting Sports, Carma, Moussy, Wendling…les gars du chantier. Il fait un temps magnifique, ciel pommelé et une gentille brise qui diffuse par tous les points cardinaux, ascendance Nord-Nord-Ouest.

Comme je n’ai pas encore mis au point de système d’équilibrage au grutage, je m’assieds sur le pont pour maintenir le bateau en assiette, le temps de la manœuvre (arachnéenne) de la grue, dont on nous a assuré qu’elle supportait une tonne. Nous aurons l’occasion d’en abuser par la suite dans le cadre des premiers rallyes sur les courants du Golfe, organisés par Yves Marzin et son équipe de passionnés.

 Sylvie à la manoeuvre !

Une halte de l’étrave à hauteur de Sylvie, qui baptise Galatée, le premier fruit de notre jeune couple. Elle ne l’a pas porté mais elle l’a supporté (surtout moi) dans une heureuse quiétude… Le champagne jaillit, les sourires béent et le bateau rejoint… l’eau.

Champagne

Juste avant d’amerrir…

Il est dans ses lignes. Ouf ! On boit à sa santé !

Après, tout s’enchaine vite. Un matage à l’arrache, un hissage de voiles dans la foulée (ouf rien de coince !) Sylvie embarque, puis mon père. Le bateau prend vie ! Il répond à la barre, il accélère, il vire, il évite le pont suspendu sur lequel le courant nous porte et nous descendons le bras de mer pour retrouver la rivière d’Auray. Un petit bord de près, un envoi de spi. Tout va bien, il faut rentrer on nous attend.

« Toute première fois toutoute première fois… » Selon Jeanne Mass

Docteur Pierre Olympique. La barre à deux doigts ou à la 505 entre les jambes.

Et le bateau repart, avec les Carma Brothers et Olivier Moussy. Puis un autre petit tour… Mais en avril, le crépuscule nous rattrape vite et la marée aussi. A Hisser à démâter, embrassades, effusions. Tout le monde s’égaye.  Il s’est passé quelque chose ce jour-là ?

Ceux qui suivent sont des lendemains de fête. Comme un léger flottement désenchanté. Il y a tout d’abord le transfert des moules chez Keltic, puis les premiers bords en mer à la Trinité. Quelques belles photos de François Salle, qui feront office pour les premières publicités.

 Par François Salle

Le Spi Ouest arrive tardivement cette année-là, l’occasion de montrer le bateau. Et le mesurer à quelques références dans le chenal de La trinité.

Puis il y a une promesse que je dois tenir et je profite de la Semaine de la Rochelle pour faire découvrir le bateau à Philippe Harlé. Cette fois-ci, il attend que j’aie mis le bateau à l’eau, mâté, réglé.

Le bateau est amarré le long d’un ponton des Minimes et les yeux de Philippe sont à la réserve.

Il prend le hauban et monte à bord. « Ce n’est pas un râteau » lâche-il. Ah ? bon. Il veut dire par là qu’il n’a pas pris le mat sur la figure en montant à bord … Ce qui suit a été un marqueur intéressant pour mes convictions mais aussi un peu pour les siennes. La brise est de 12 / 15 nœuds d’Ouest Sud-Ouest et nous commençons par une session de louvoyage. Mon (déjà) fidèle Jean-Marc officie à l’avant. Le près dans ces conditions donne de bonnes sensations. On se passe la barre et on se congratule. Puis on abat tribord amure sur Aix, vers le rond des 505, le roi des dériveurs.

Ils viennent d’en finir et en ont pour 30 minutes de grand largue pour rentrer. Nous y croisons Marcel Buffet qui nous fait un brin de causette, puis envoie son spi en nous disant bye bye.

Nous hissons le nôtre et … c’est bord à bord que nous embouquons la passe d’entrée de Richelieu. Galatée descend en survitesse les ondes longues du pertuis d’Antioche et accroche le 505 dans son petit plané. Marcel est piqué et astique la bête. Nous répondons sans nous énerver. Mais oui, elles marchent au portant ces carènes étroites ! Le regard de Philippe !  Je crois qu’il m’a définitivement pardonné le lapin que je lui avais posé quelques semaines plus tôt.

Le mois de juin verra la participation de deux Monotypes 7.50 m au Bol d’Or de Genève. Une pétole grave à laquelle nous ne sommes guère habitués. Il fait un peu frais, il pleut. Nous nous protégeons sous le spi et Maurice Delessert, l’ami local raconte à Jean-Marc la Bise, le Joran et toute la litanie des vents du lac qui avaient déserté. Thermos vide et membres courbatus, on finit dans les 20 premiers de notre classe vers 3 heures du matin, croisant les feux incertains des concurrents transis.  Une expérience, comme on dit.

Préparatifs du Bol d’Or 1987 Keltic a fait fissa !

On y reviendra en 1994 et cette fois la victoire de classe nous sourira ! Toujours sous gréement de mer.

Cette année 1987, le bateau s’était montré avec succès au Cercle de la Voile de Paris, pour l’épreuve du Bol d’Or où les experts locaux annonçaient le naufrage du Monotype face aux « professionnels de la Seine » ! Ils ne savaient pas que l’équipage de Galatée était aussi rompu aux risées des rivières. Et nous gagnons l’épreuve !  L’équipage eut droit à des tournées whisky à l’œil et à la constitution de solides amitiés qui perdurent !

Nous avions aussi participé au Rallye de Bot Conan à Bénodet, où le bateau s’était envolé dans un bord de portant échevelé entre la Voleuse et Linuen, deux bouées distantes de 3 milles et où les organisateurs avaient relevé notre vitesse moyenne à 13,8 nœuds ! dont la fin sans spi car nous n’étions que deux à bord et l’empannage très délicat …

Le bateau s’était aussi montré à Arcachon sous l’impulsion de Jean-Jacques Grandchamp premier président de l’association Internationale dont nous avions déposé les statuts.

Tout cela était prometteur. Les premières commandes arrivaient mais il était temps de trouver un équipage solide pour Yachting Sports. C’est donc au début 1988 que survint l’arrivée de Guy Pronier, fraichement sorti de ses études de commerce et qui insuffla par son enthousiasme et sa générosité, la dynamique qui nous permit de faire de si belles choses avec si peu de moyens. Les Derbys de La Baule, les Régates Royales de Cannes, et celles de Dinard …. Et Annecy et j’en passe !  Nous avons fait des kilomètres et semé le réseau d’amitiés qui nous tient aujourd’hui si fermement attachés à ce petit bateau.

 The famous Guy Pronier For Ever. Annecy 1988

La suite plus récente, c’est l’aventure de la nouvelle version du Monotype 7.50 qui devient le M 7.50 en 2015.

Un cockpit actualisé, une ligne de tableau arrière modifiée, une bôme réhaussée et 11 unités produites par le chantier BG Race.

A ce jour, la suite est incertaine, mais ce qui est sûr, c’est que c’est vous, les amoureux du 7.50 qui avez écrit l’histoire de notre petit bateau et l’écrivez encore aujourd’hui avec passion, sous l’impulsion de Guy Pronier l’indéfectible, Jean-Denis Bargibant et Paul Vandame.

 

Amitié et Merci à tous,

Gilles Bretéché

Juin 2018

Compte rendu du Bono par Gilles Breteche

Je tarde un peu pour publier ce texte écrit par Gilles BRETECHE … je vous laisse vous remémorer vos souvenirs à l’approche du national, à bientôt, Paul Vandame :

Si Rome n’est plus dans Rome, Le Bono non plus !

Et voilà qu’en l’an de grâce 2018 après JC, la célèbre régate dans les courants du Golfe, organisée par la Société Nautique Le Bono se délocalise !

S’il faut avouer que le Crouesty n’a pas le charme de notre petit port fétiche, nos fidèles organisateurs ont su tirer un parti remarquable de ce changement de paradigme !

18 concurrents en lice, constituaient l’affiche épatante de cette épreuve de prédilection pour bon nombre d’entre nous !  Messins, havrais, arcachonnais, parisiens, aixois, nantais, breton du golfe et d’ailleurs, tous ont pris le chemin du Golfe comme on prend celui de Compostelle !

A la recherche de la transcendance et de l’inspiration qui déjouent les pièges du malin courant et des vents subversifs.

Attachés à ne pas s’égarer au gré des iles, des amers, perches et bouées qui se camouflent pour mieux confondre le non initié, les mines anti-quille émaillaient le plan d’eau pour ajouter à la stupeur des skippers. Les algues cette année, faisaient à nos appendices, la guerre !

Ajoutée à la malignité celtique des lieux, la perversité des parcours libres ou contraints des maitres de cérémonie, les fidèles (régatiers) s’y cassèrent les méninges.

Sept manches courues, ponctuées de suspens hitchcockiens. César sur sa butte, a dû se régaler.

A la fin, cela fait le classement de ceux qui s’en sont le moins mal tiré.

A ce jeu, l’équipage de Callisto (en grec ancien « La plus Belle ») bénéficiait de trois atouts hors catégorie.

Le premier tient à son équipière qui inspira cette fière embarcation et incite toujours son barreur au moins de maladresses possible. D’accord, Sylvie préférait Le Bono en novembre ! Ce qui est un comble pour une muse qui préfère et de loin, la mer vue du confort de la terre … Cependant, raison faisant son chemin et après quelques années de bouderie pré-estivale, elle a adopté ce nouveau calendrier sans rancune aucune…

Le second, tient à l’équipier voltigeur qui fait tout à bord depuis trente années en plus de tracter le bateau depuis que son skipper a renoncé à l’automobile ad hoc …  Beaucoup d’équipages nous l’envient, mais… !

Le troisième et le plus prépondérant au Bono, tient au cadeau un rien pervers que nous fit Yves Marzin, lors d’un Bono vainqueur il y a 4 ou 5 ans. Nous l’avons baptisé Marzinus et il trône dans le bosquet du jardin. Le fier animal, grandes oreilles pointées, assis sur son auguste popotin, n’a pris aucune ride et nous inspire des désirs de victoire d’autant plus inextinguibles, qu’il était censé nous filer la scoumoune jusqu’à la 6eme génération. Chacun comprendra maintenant pourquoi ce rallye sur les courants du Golfe nous tient dans un tel degré de motivation ! Dans cette épreuve, nous luttons contre le signe indien. Et ce n’est pas rien !

Voilà comment l’on peut vous expliquer le résultat !

Cette année, comme tous les ans d’ailleurs, l’affaire ne fut pas simple pour autant. Gentleman Erwann Gourdon, Président Pronier si fantasque, Sylvain Pélissier l’habilleur en vogue de la classe, Stéphane Manier l’homme des options solitaires, ont remporté une manche. Et si Callisto en a remporté trois, elle a aussi trébuché parfois…

Rien ne vaut une épreuve disputée, qui prend ses quartiers du soir au Logeo, mouillage charmant, et se fait inviter pour la remise des prix en la propriété de Stephane Manier, un petit paradis dont il nous a ouvert les portes avec gentillesse et générosité.

Que dire de l’organisation qui fut parfaite et du plaisir d’y retrouver avec chaleur nos bénévoles et animateurs favoris des picnics (très réussis) et des navettes de rades impeccables !

En attendant l’an prochain,

Merci pour tout.

Gilles BRETECHE

Bono 2018

Comme vous le savez tous la traditionnelle régate du Bono se déroule ce week-end !

Attention, nous vous rappelons que cette année la mise à l’eau se fait au Crouesty !

Programme :

Stéphane MANIER  sera présent jeudi fin d’am pour gruter les préssés : pour cela il faut prendre contact avec lui :

paulstep.manier@gmail.com
06 61 75 19 63

Les grutages  reprendront Vendredi matin a partir de  9h30
Clôture des inscriptions  11h 30
Breifing 11h 45
Repas  de 12h
Lacher de ponton 13h 30

Mise a dispo 14h pour le 1er départ

Vous pouvez dès à présent renvoyer votre fiche d’inscription par mail à : fredleguen56@gmail.com

Cela facilitera les inscriptions sur place

Merci à tous et à très vite

CVP 2018

Bonjour à tous,

Les 21 et 22 avril 2018 se déroulera la première régate officielle des M750 au CVP ! Comme chaque année vous serez accueillis à bras ouvert sur l’eau … à table … et dans des cabines à disposition afin de se reposer sur place !

Les inscriptions sont déjà ouvertes alors n’attendez plus! Afin de faciliter l’organisation nous vous invitons à vous inscrire avant le 16 avril…

Vous pouvez télécharger l’avis de course dans lequel vous retrouverez toutes les informations nécessaires :

Avis de course

Vous pouvez vous inscrire directement en ligne en suivant ce lien :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe1w6smY-PXEUPkYZjx7m6tSKxeFBQgvI3iysGCh_TiuG225g/viewform?c=0&w=1&usp=mail_form_link

Ou en téléchargent le formulaire et en le renvoyant par mail à :  marie.jourdas@free.fr

Formulaire d’inscription

A très vite,

publié par Paul VANDAME

Nautic 2017

L’année se termine déjà et il est temps pour nous de nous retrouver au salon nautic de Paris.

Comme vous l’avez peut-être déjà appris, le chantier a été repris depuis le 1er novembre 2017 par monsieur Thomas (article v&v).

Mr Thomas a pour objectif de relancer la dynamique du chantier, conserver la construction des M7.50 à Saint-Malo et avance en collaboration avec l’association de propriétaires de M7.50.

Le nautic sera donc l’occasion pour nous de nous retrouver autour d’un pot et de faire connaissance avec lui.

Nous serons accueillis sur le stand BG race (Hall1 Stand C39) le samedi 2 décembre à partir de 18h autour du M7.50 « Bad boy » déquillé pour l’occasion (le moment idéal pour faire des petits trous dans la coque afin de ralentir ce redoutable adversaire) !

La nouveauté à ne pas manquer cette année : le salon est gratuit pour les licenciés FFVoile à jour de leur cotisation !

Suivez le lien et imprimez votre billet !!

Sincèrement,

 Le bureau du club M7.50

Guy PRONIER
Jean-denis BARGIBANT
Paul VANDAME

Compte rendu du SNO par Eric POUILLAUDE

Le SNO!

J’en avais entendu parlé de cette régate! Tous les ans! Certes, cela ne fait que depuis 2 ans, mais j’écoutais les vieux marins parler de cet évènement, se remémorer les moments forts : les retrouvailles, l’absence chronique de vent, les manches âprement disputées, les moments festifs, et d’autres choses vaseuses …

Rendez-vous était donc pris pour cette année pour le 7ème des 8 rendez-vous de la classe, avec mon groQuik, pour rivaliser au lancer de châtaignes, oui, parce que si je savais naviguer, ça se saurait! Je n’avais juste pas compris que les châtaignes ça se lance mieux avec les bogues.

La coupe des châtaignes a lieu au SNO, sur un plan d’eau qui n’est pas sans rappeler quelque peu celui du lac d’Orient. A notre arrivée samedi matin, le lac était encore embrumé, la rosée perlait, et on sentait se mélanger la fièvre des préparatifs et la joie des retrouvailles. Neuf 7.50 étaient présents : comme quoi de plus « petites » manifestations peuvent aussi attirer plus de monde. Sans aucun doute la convivialité, et la beauté des lieux contribuent au succès de cette étape.

Quelques locaux étaient présents, Jean-Marc Fury, Anne et Guy Pronier sur Callisto, la famille Castel, et la team Rouxel avec Jean-Yves Rouxel, Pascal Guibal et Hervé Le Gac.

Les bretons aussi, avec Erwan Gourdon épaulé comme d’habitude par Benoit Coville et Sébastien Lozevis sur Bahia, Hervé Pouliquen, Nathanael Chauvin et Samuel Cohen sur Laz’or, Laurent Beaurain, Claire Gavid et Benoit Melen sur un Badboy qui a eu du mal à faire entendre sa voix,

Les parisiens : Alain Poupaert épaulés par des équipiers locaux Anaïs Pindar et Julien Pison sur Miss Aizée, et sur groQuik Eric Pouillaude et Philippe Chillet, qui trépigne d’impatience de pouvoir participer sous ses propres couleurs, avec Stéphane Verstraete venu en dernière minute en renfort apprécié,

Sans oublier Luc Lajoye, toujours après à avaler des kilomètres pour battre la mesure au sein du peloton de tête, et son équipage composé de François Salengros  et Marion Foussat.

Manquait à l’appel Stéphane Magnier, Thierry Melot, Richard Slama, Patrick Jacques Guiraud, Gaetan Touze et sa team atomique, ainsi que la dream team emmené par Jean-Denis Barbigant.

Nous avons couru 6 manches, 3 le samedi par un beau soleil et un petit vent capricieux et 3 également le dimanche sous un ciel gris, quelques averses éparses et un vent non moins difficile à situer au point que les canards provoquaient plus de rides sur l’eau en nageant que le vent…

Bon … vu de ma fenêtre, ou plutôt de mon cockpit, j’aurai un peu de mal à vous raconter la ferveur des engagements aux bouées, ayant réussi de justesse à ne pas être dépassé par le premier lors de la première manche avant d’avoir fini mon deuxième tour. Je ne vous raconterai pas non plus le départ de la deuxième manche, ayant réussi l’exploit de rater le départ après avoir posé la quille dans un banc de vase en attendant le départ des J22. Si, si, j’en avais entendu parler … je l’ai vérifié! J’ai évité de justesse la même blague vaseuse derrière la ligne de départ  lors de l’attente pour la 4eme manche, mais je crois que personne ne s’en est aperçu. Ouf!

La 3ème manche n’a pas été bien meilleure, faisant parti des 3 disqualifiés pour dépassement du temps à quelques encablures derrière Miss Alizée et de Laz’or. Je ne vous révèlerai pas les deux autres disqualifiés qui n’étaient qu’à quelques mètres de la ligne! C’est ce qu’on appelle se prendre un vent !

Le repas des équipiers était d’autant plus attendu qu’il était préparé sous nos yeux durant l’apéritif et que les efforts déployés durant les manches avaient creusé non seulement les écarts au classement mais surtout l’appétit!

La faim justifiant les moyens, Francine eut bien du mal à se faire entendre pour annoncer le service, l’ambiance de la soirée était donnée, mêlant d’une seule voix les J22, les Muscadet et les M7.50.

Le repas s’est déroulé dans une belle ambiance festive où tous participèrent à leur hauteur, que ce soit Alain ou Hélène, Guy ou Nathanael, Luc ou Claire et ceux qui furent moins visibles mais non moins actifs ! je ne citerai pas de noms, tout le monde les a identifié !

Malgré la météo du dimanche, les 3 manches furent doublement disputées avec quelques embouteillages et cris digne du rondpoint de l’étoile à Paris à la deuxième bouée

Au final, FRA70 emmené par Guy Pronier, à égalité de point avec FRA42 de Pierre Antoine Castel, remporte la première place en étant repris de justesse de par la règle de la dernière meilleure manche.

Un second groupe s’est disputé les 4 places suivantes : Erwan, sans doute perturbé par l’absence de vague, décroche la 3ème place, pénalisé par les 3ème manches de chaque journée, moins réussies. Luc Lajoye a fait un très beau Come-Back, sans doute aidé par l’excellente choucroute de la veille en briguant la 4ème place devant Laurent Beaurain. Comme quoi, trop de régularité ne paye pas toujours ! Jean-Yves Rouxel a signé de belles manches le dimanche après une première journée au réglage difficile avec un problème de tangon.

Le 3ème groupe rassemble dans l’ordre Hevé Pouliquen, qui nous a habitué à de meilleurs résultat en mer, Alain Poupaert sur un magnifique FRA31 gris clair qu’il a repeint lui-même et Eric Pouillaude, dernier, toujours en phase de formation, malgré 3 manches bataillées avec Laz’or et Miss Alizée. Ça finira bien par rentrer !!

La conclusion est que les plans d’eau intérieurs sont définitivement pleins de surprises, et que l’expérience fera toujours la différence. Quoique …

L’impression générale converge sur la qualité de l’accueil du SNO et de l’organisation, la beauté du lieu et la convivialité, la bonne humeur régnante à terre comme sur l’eau. Nous adressons une nouvelle fois tous nos remerciements au SNO ainsi qu’à Alain Poupaert, distributeur et réparateur, qui dote chacune des courses de cette année des 30 ans de la série, d’un cadeau Gill dont il est distributeur.

Le dernier round de la saison aura lieu à domicile, en ce qui me concerne, au CVP où la mobilisation des 7.50 est d’ores et déjà lancé par Yves Davaine, le capitaine de Flotte des 7.50 du Cercle qui se prépare à vous recevoir, nombreux, motivés et en super forme pour partager un bon moment sur l’eau bien sûr, mais aussi au coin de la cheminée lors de la soirée des équipages.

https://www.facebook.com/events/822123854632515/

Vous pouvez  retrouver les  résultats de la coupe des Châtaignes au SNO à cette adresse : http://www.ffvoile.fr/ffv/sportif/ClmtCompetDet.asp?clid=136753

Eric POUILLAUDE – groQuik – F14

 

Compte rendu Atlantique Télégramme

En l’absence de la plupart des ténors de la série ce « Télégramme » se présentait comme un boulevard « Gourdonné » d’avance. Bahia n’a pas failli à sa réputation et n’a même pas eu besoin de courir la dernière manche (sous une pluie dissuasive il est vrai) pour s’adjuger le trophée. Sa victoire fut à peine contestée le vendredi lors des deux premières manches par Jabadao qui avait trouvé une belle vitesse avec ses nouvelles voiles « All Purpose ». Mais les deux manches du deuxième jour, courues dans des conditions idéales, soleil et force 3, ont consacré la domination d’Erwan et la messe était dite avant dimanche. L’intérêt s’est en fait rapidement concentré sur une question : qui serait le 3° puisque 2 points séparaient 3 postulants avant la dernière manche. La régularité d’Arjuna a finalement eu raison de Miss Alizée et de Groquick. Pendant qu’Ar Baradoz, dont l’équipage avait été cloué à terre samedi par une belle gastro, pliait bagages.

Au-delà du classement que retenir de ce Télégramme ?

Le positif tout d’abord. L’organisation était parfaite, les frais d’inscription très raisonnables (160€ grutage compris ainsi qu’une bière et un repas des équipages peu raffiné mais roboratif), la gentillesse des Lorientais pour compléter l’ensemble. L’ambiance également reste un atout majeur au sein de la série puisqu’ aussitôt arrivés à terre les équipages de Monotype 7,50 se retrouvaient autour d’un verre, d’un bricolage ou d’u ne assiette, animés par les traits d’humour de Richard. Bref : on s’est bien marré. Trois équipages venaient de la région parisienne et avaient bien l’intention d’améliorer leurs performances en mer dans les années à venir. La série attire toujours de nouveaux passionnés.

Le moins positif ensuite. Le peu d’inscrits était une déception après le succès du « National ». La longueur des parcours a rendu plus d’une manche ennuyeuse. Les Monotypes 7,50 étaient intégrés au groupe des IRC 1 et 2 ce qui encourageait le comité de course à privilégier des parcours côtiers où les bords de près étaient parfois très restreints, transformant la manche en interminables chevaux de bois où la seule vigilance requise consistait à éviter les paquets d’algues. Peut-être faut-il demander au CNL de mettre les Monotypes 7,50 en 2018 sur le même rond que les Open et les J80 ou bien réfléchir à une autre épreuve d’automne.

Place maintenant aux régates en eaux douces, le SNO du 6 au 8 octobre, avant de finir la saison là où elle a commencé au CVP les 11 et 12 novembre. Partir au planning sous le regard alangui des bovidés est une expérience à ne pas rater.

Bon vent à tous

Paul-stéphane MANIER

Atlantique Télégramme

Bonjour à toutes et tous,

L’atlantique télégramme débute dans 18 jours !
Nous vous conseillons de vous inscrire rapidement car à partir du 18 septembre les frais d’inscriptions seront majorés de 50% !

Afin d’accéder à toutes les informations nécessaires et les inscriptions en ligne, nous vous conseillons de visiter le site du CNLorient !

Si vous cherchez un embarquement, n’hésitez pas à nous contacter !
Si vous cherchez un équipier, n’hésitez pas à nous contacter !

à très vite sur l’eau

Paul, Jean-denis et Guy

Equipier national 2017

Le national est dans 2 JOURS !! Il aura lieu du jeudi 13 au 16 juillet 2017.

Il reste encore des places disponibles pour tout équipier pouvant se libérer !

Que vous soyez disponible pour tout l’événement ou seulement pour une partie, N’HESITEZ PAS à me contacter afin que je vous mette en relation avec différents propriétaires à la recherche d’équipiers !

A très vite sur l’eau.

Paul VANDAME
06 07 39 48 37
contact@monotype750.org