Archives de catégorie : Régates

FRA 46 au Rallye des Glénan

Une semaine après les 3 jours de Port-Manec’h, deux nouvelles journées de courses sont organisées par l’YCPMA et l’YCO, pour rassembler les flottes de Port-Manech et de Bénodet sur une même ligne d’arrivée à mi-journée, mouillée sous le phare de Penfret aux Glénan, et les faire repartir vers leurs mouillages respectifs en deuxième journée.  4 grandes manches de côtiers  d’une douzaine de milles dans l’axe du vent d’Ouest, par brises soutenues de 12 à 20 nœuds, voilà un programme bien fait pour affuter les réglages et grignoter des places en temps compensé contre des adversaires de 18 à 40 pieds.  Grand banquet  de cochon grillé sous le phare de Port-Manech à l’issue du premier jour avec une vue sur la goélette Recouvrance  en escale, descendue de Brest.

RALLYE DES GLENANS 1

Seule Chimène représentait les 7M50. Nantie de nouveaux réglages ultra- secrets généreusement sous-traités par Guy Pronier à l’issue des régates du 7 août, la belle grimpe en puissance et en vitesse,  domine les Speed-feet qui nous passaient la semaine précédente ,et, malgré une méchante pénalité (pour bouée passée du mauvais côté, la gifle !) lors de la première manche, menée en tête jusqu’aux Glénan, s’assure au classement sur les 2 journées  le  podiums de bronze derrière les Speed-feet d’Alexis Bénard et Thibault Morane,  avec deux places de 1er lors des 2ème et 4ème manche.

RALLYE DES GLENANS 2

Cette  quatrième manche se résume à un bord de vent arrière spectaculaire de 12 milles, glissant sous les grains d’un vilain front froid  brutalement monté dans l’Ouest force 6 : prudent, le comité de course formé par Gérard Aumont et Patrick Quideau annule la manche  de 8 milles au près prévue entre les îles,  et lance un retour direct au portant vers Port Manech. Bien leur en prit :  un Speed-feet démâté , des  départs aux lofs aux empannages, une rafale à 40 nœuds chargée de pluie qui contraint Chimène en tête de  la flotte à affaler sa bulle  juste avant l’explosion à un demi-mille de l’arrivée…. Final ultra-chaud, avalé en à peine plus d’une heure.

Régatez en août à Port Manech, ambiance et spectacle assurés, et les Speed-feet ne sont pas imbattables!

Publié par Thierry MELOT (FRA 46)
Photos Nathalie BLAIN-MAULET

Retour sur les 3 jours de Port-Manec’h

3 JOURS DE PM 1Ces trois jours de Port-Manec’h sont une occasion parfaite que nous donne le sympathique YCPMA de régater en août, alors que les bateaux ont été rassemblés trois semaines plus tôt pour le National à la Trinité, à une heure de route.

C’est ainsi que nous étions 5 à courir en 2013. Cette année, seuls deux 7M50 ont pu répondre à l’appel de cette jolie manifestation, courue par une flotte de 24 quillards et habitables : F92 Coco Tai à Guy Pronier, et F46 Chimène à Thierry Melot.  La Chine, l’Espagne et quelques autres destinations lointaines ont empêché les assidus de répondre à l’appel.

Les Speed-feet 18 représentent la plus grosse série, avec 11  bateaux : c’est un quillard adapté aux particularités de l’estuaire, à la poésie de ses mises à l’eau, et  au passage de la barre de l’Aven. Un Longzé de l’Ecole Navale, très au point et monté par un talentueux équipage est venu faire monter la pression des résultats en temps compensés.3 JOURS DE PM 2

Météo idéale,  direction de course sans bavures assurée par Gérard Aumont, Yves Besnard et Valérie Serre –Véniny, qui ne comptent pas leur temps et leur compétence pour animer ce plan d’eau  encore un peu trop tranquille.  Soleil à plein temps, vent 1 à 3 Beaufort. Au menu, deux côtiers d’une quinzaine de miles chacun, puis une journée de 4 manches sur parcours  bananes  sous le phare de Port-Manech.

Coco Taï,  remonté comme une horloge aux basques du Longzé, se montre le plus brillant et remporte l’épreuve toutes classes avec 3 places de premier sur les 6 manches. Chimène parvient pour sa part à faire bonne figure avec une manche 3ème et une manche 2nde, et cinquième au général

Publié par Thierry MELOT (FRA 46)
Photos Nathalie BLAIN-MAULET

L’Atlantique Télégramme

Du vendredi 26 au dimanche 29 septembre de déroule à Lorient l’Atlantique Télégramme. Guy PRONIER devrait y être avec Coco Tahi. Et vous? y serez-vous ?

Pour tout renseignement, contactez-nous:
contact@monotype750.org.

Publié par Jean-Denis BARGIBANT

Coco Tahi remporte les 3 jours de Port-Manec’h

Cette année encore il fallait être en Monotype 7,50 m pour remporter les 3 jours de Port Manec’h. Même si la période estivale et les vacances scolaires n’ont pas favorisé la participation des équipages venant de loin, 9 bateaux ont concouru sur le plan d’eau « capricieux » mais technique de Port-Manec’h.

2014 08 00 - 3 JOURS DE PM

Au final, c’est l’association PRONIER – BARGIBANT qui a fait la différence. En effet, Jean BARGIBANT est venu équiper l’équipage PRONIER (père et fille) pour démontrer une fois de plus que notre Monotype 7,50m ne se laisse pas intimider face aux autres supports. La connaissance pointue du bateau de Guy PRONIER associée à la connaissance du plan d’eau de Jean BARGIBANT leur ont permis de s’imposer avec 11 points d’avance sur 6 manches courues devant l’équipage BESNARD en Speed Feet 18.

Thierry MELOT, autre représentant de la série et local de l’épreuve a fort bien tiré son épingle du jeu et termine avec une très belle 5eme place au classement général.

Bravo à eux et rendez-vous très vite pour la suite du programme.

Publié par Jean-Denis BARGIBANT

La famille Monotype 7,50m vue par Paul-Stéphane MANIER

Chers amis

Je voudrais juste prolonger avec vous les quelques réflexions que nous avons échangées au cours de l’Assemblée Générale et de la soirée qui suivit organisée avec tant de soins et de délicatesse par Céline et Christian.

Qu’est ce qui nous réunissait dans ce paradis où l’on s’attendait à rencontrer Wordsworth et Coleridge assis sur la margelle du puits  lancés dans un concours de poésie ? L’amour du bateau ? Du Monotype 7,50 en particulier ? L’estime que nous nous portons ? L’intérêt de ce championnat National ? L’envie de résoudre des équations à paramètres multiples, à la fois physiques et intellectuels ? A chacune de ces questions que je me posais un verre de rosé à la main, j’avais envie de répondre oui. Je sentais aussi qu’il fallait aller un peu plus au fond de cette poly-interrogation.

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La réponse me semble-t-il  pourrait se résumer ainsi. Gagner le « National » compte pour celui qui remporte l’épreuve, pour son entourage et pour ses adversaires. Bien peu de monde en somme. En faisant ce constat je n’ai nulle envie de diminuer l’importance de la victoire de Jean-Philippe, qui a en outre le mérite de nous changer du duo habituel entre Gilles et Erwan (persillé de Guy, Jean-Denis et pardon pour les autres). Car au fond de nous, nous sentons bien que le simple énoncé de ce constat ne reflète pas la valeur réelle de notre implication.

Ce qui fait son prix, c’est l’incroyable mélange qui est le nôtre. Différents de caractères, d’âge, de parcours professionnels, de sexe, de situation sociale, d’histoire personnelle, voilà que nous nous retrouvons régulièrement comme une grande famille. Nous sommes fiers d’avoir battu untel à une manche, heureux du succès de celui qui gagne, honorés de l’échange technique que nous prodigue un troisième, ravis de prêter ce qui manque soudainement à un quatrième, ou d’aider un de ces jeunes qui va bientôt nous tailler des croupières sans remords et sincèrement désolés lorsqu’un incident de course vient abimer une de nos belles machines. Nos régates sont nettoyées de ces rivalités qui assombrissent tant les relations au sein d’une entreprise ou d’un marché. Notre flotte de régatiers est une bulle de plaisir humain préservé.

Mieux : quelle épreuve sportive, quelle activité humaine pourrait rassembler des teenagers et de quasi septuagénaires, des hommes et des femmes, des hauts salaires et des revenus d’étudiants, le tout concourant à chances réellement égales pour une victoire qui ne rapporte rien d’autre que l’estime de ceux qui y ont participé ? Aucune à ma connaissance. Et c ‘est la grande force de notre série. Ces valeurs, cette estime et ce respect de nous tous et de chacun d’entre nous, qui vaut infiniment plus qu’une coupe destinée à plus ou moins long terme à rouiller dans l’oubli d’une étagère.

Au moment où la série va connaître un tournant, moment toujours délicat, je voulais vous faire part de ce qui me motive saison après saisons à vous retrouver sur l’eau, sous le soleil ou dans le froid, rarement à une place d’honneur. Je pense que ces valeurs sont la véritable richesse de notre série et que ce sont elles qui devront être préservées avant tout chose.

Amitiés à tous

Paul-Stéphane MANIER