Compte rendu du Bono par Gilles Breteche

Je tarde un peu pour publier ce texte écrit par Gilles BRETECHE … je vous laisse vous remémorer vos souvenirs à l’approche du national, à bientôt, Paul Vandame :

Si Rome n’est plus dans Rome, Le Bono non plus !

Et voilà qu’en l’an de grâce 2018 après JC, la célèbre régate dans les courants du Golfe, organisée par la Société Nautique Le Bono se délocalise !

S’il faut avouer que le Crouesty n’a pas le charme de notre petit port fétiche, nos fidèles organisateurs ont su tirer un parti remarquable de ce changement de paradigme !

18 concurrents en lice, constituaient l’affiche épatante de cette épreuve de prédilection pour bon nombre d’entre nous !  Messins, havrais, arcachonnais, parisiens, aixois, nantais, breton du golfe et d’ailleurs, tous ont pris le chemin du Golfe comme on prend celui de Compostelle !

A la recherche de la transcendance et de l’inspiration qui déjouent les pièges du malin courant et des vents subversifs.

Attachés à ne pas s’égarer au gré des iles, des amers, perches et bouées qui se camouflent pour mieux confondre le non initié, les mines anti-quille émaillaient le plan d’eau pour ajouter à la stupeur des skippers. Les algues cette année, faisaient à nos appendices, la guerre !

Ajoutée à la malignité celtique des lieux, la perversité des parcours libres ou contraints des maitres de cérémonie, les fidèles (régatiers) s’y cassèrent les méninges.

Sept manches courues, ponctuées de suspens hitchcockiens. César sur sa butte, a dû se régaler.

A la fin, cela fait le classement de ceux qui s’en sont le moins mal tiré.

A ce jeu, l’équipage de Callisto (en grec ancien « La plus Belle ») bénéficiait de trois atouts hors catégorie.

Le premier tient à son équipière qui inspira cette fière embarcation et incite toujours son barreur au moins de maladresses possible. D’accord, Sylvie préférait Le Bono en novembre ! Ce qui est un comble pour une muse qui préfère et de loin, la mer vue du confort de la terre … Cependant, raison faisant son chemin et après quelques années de bouderie pré-estivale, elle a adopté ce nouveau calendrier sans rancune aucune…

Le second, tient à l’équipier voltigeur qui fait tout à bord depuis trente années en plus de tracter le bateau depuis que son skipper a renoncé à l’automobile ad hoc …  Beaucoup d’équipages nous l’envient, mais… !

Le troisième et le plus prépondérant au Bono, tient au cadeau un rien pervers que nous fit Yves Marzin, lors d’un Bono vainqueur il y a 4 ou 5 ans. Nous l’avons baptisé Marzinus et il trône dans le bosquet du jardin. Le fier animal, grandes oreilles pointées, assis sur son auguste popotin, n’a pris aucune ride et nous inspire des désirs de victoire d’autant plus inextinguibles, qu’il était censé nous filer la scoumoune jusqu’à la 6eme génération. Chacun comprendra maintenant pourquoi ce rallye sur les courants du Golfe nous tient dans un tel degré de motivation ! Dans cette épreuve, nous luttons contre le signe indien. Et ce n’est pas rien !

Voilà comment l’on peut vous expliquer le résultat !

Cette année, comme tous les ans d’ailleurs, l’affaire ne fut pas simple pour autant. Gentleman Erwann Gourdon, Président Pronier si fantasque, Sylvain Pélissier l’habilleur en vogue de la classe, Stéphane Manier l’homme des options solitaires, ont remporté une manche. Et si Callisto en a remporté trois, elle a aussi trébuché parfois…

Rien ne vaut une épreuve disputée, qui prend ses quartiers du soir au Logeo, mouillage charmant, et se fait inviter pour la remise des prix en la propriété de Stephane Manier, un petit paradis dont il nous a ouvert les portes avec gentillesse et générosité.

Que dire de l’organisation qui fut parfaite et du plaisir d’y retrouver avec chaleur nos bénévoles et animateurs favoris des picnics (très réussis) et des navettes de rades impeccables !

En attendant l’an prochain,

Merci pour tout.

Gilles BRETECHE

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