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Compte rendu du SNO par Eric POUILLAUDE

Le SNO!

J’en avais entendu parlé de cette régate! Tous les ans! Certes, cela ne fait que depuis 2 ans, mais j’écoutais les vieux marins parler de cet évènement, se remémorer les moments forts : les retrouvailles, l’absence chronique de vent, les manches âprement disputées, les moments festifs, et d’autres choses vaseuses …

Rendez-vous était donc pris pour cette année pour le 7ème des 8 rendez-vous de la classe, avec mon groQuik, pour rivaliser au lancer de châtaignes, oui, parce que si je savais naviguer, ça se saurait! Je n’avais juste pas compris que les châtaignes ça se lance mieux avec les bogues.

La coupe des châtaignes a lieu au SNO, sur un plan d’eau qui n’est pas sans rappeler quelque peu celui du lac d’Orient. A notre arrivée samedi matin, le lac était encore embrumé, la rosée perlait, et on sentait se mélanger la fièvre des préparatifs et la joie des retrouvailles. Neuf 7.50 étaient présents : comme quoi de plus « petites » manifestations peuvent aussi attirer plus de monde. Sans aucun doute la convivialité, et la beauté des lieux contribuent au succès de cette étape.

Quelques locaux étaient présents, Jean-Marc Fury, Anne et Guy Pronier sur Callisto, la famille Castel, et la team Rouxel avec Jean-Yves Rouxel, Pascal Guibal et Hervé Le Gac.

Les bretons aussi, avec Erwan Gourdon épaulé comme d’habitude par Benoit Coville et Sébastien Lozevis sur Bahia, Hervé Pouliquen, Nathanael Chauvin et Samuel Cohen sur Laz’or, Laurent Beaurain, Claire Gavid et Benoit Melen sur un Badboy qui a eu du mal à faire entendre sa voix,

Les parisiens : Alain Poupaert épaulés par des équipiers locaux Anaïs Pindar et Julien Pison sur Miss Aizée, et sur groQuik Eric Pouillaude et Philippe Chillet, qui trépigne d’impatience de pouvoir participer sous ses propres couleurs, avec Stéphane Verstraete venu en dernière minute en renfort apprécié,

Sans oublier Luc Lajoye, toujours après à avaler des kilomètres pour battre la mesure au sein du peloton de tête, et son équipage composé de François Salengros  et Marion Foussat.

Manquait à l’appel Stéphane Magnier, Thierry Melot, Richard Slama, Patrick Jacques Guiraud, Gaetan Touze et sa team atomique, ainsi que la dream team emmené par Jean-Denis Barbigant.

Nous avons couru 6 manches, 3 le samedi par un beau soleil et un petit vent capricieux et 3 également le dimanche sous un ciel gris, quelques averses éparses et un vent non moins difficile à situer au point que les canards provoquaient plus de rides sur l’eau en nageant que le vent…

Bon … vu de ma fenêtre, ou plutôt de mon cockpit, j’aurai un peu de mal à vous raconter la ferveur des engagements aux bouées, ayant réussi de justesse à ne pas être dépassé par le premier lors de la première manche avant d’avoir fini mon deuxième tour. Je ne vous raconterai pas non plus le départ de la deuxième manche, ayant réussi l’exploit de rater le départ après avoir posé la quille dans un banc de vase en attendant le départ des J22. Si, si, j’en avais entendu parler … je l’ai vérifié! J’ai évité de justesse la même blague vaseuse derrière la ligne de départ  lors de l’attente pour la 4eme manche, mais je crois que personne ne s’en est aperçu. Ouf!

La 3ème manche n’a pas été bien meilleure, faisant parti des 3 disqualifiés pour dépassement du temps à quelques encablures derrière Miss Alizée et de Laz’or. Je ne vous révèlerai pas les deux autres disqualifiés qui n’étaient qu’à quelques mètres de la ligne! C’est ce qu’on appelle se prendre un vent !

Le repas des équipiers était d’autant plus attendu qu’il était préparé sous nos yeux durant l’apéritif et que les efforts déployés durant les manches avaient creusé non seulement les écarts au classement mais surtout l’appétit!

La faim justifiant les moyens, Francine eut bien du mal à se faire entendre pour annoncer le service, l’ambiance de la soirée était donnée, mêlant d’une seule voix les J22, les Muscadet et les M7.50.

Le repas s’est déroulé dans une belle ambiance festive où tous participèrent à leur hauteur, que ce soit Alain ou Hélène, Guy ou Nathanael, Luc ou Claire et ceux qui furent moins visibles mais non moins actifs ! je ne citerai pas de noms, tout le monde les a identifié !

Malgré la météo du dimanche, les 3 manches furent doublement disputées avec quelques embouteillages et cris digne du rondpoint de l’étoile à Paris à la deuxième bouée

Au final, FRA70 emmené par Guy Pronier, à égalité de point avec FRA42 de Pierre Antoine Castel, remporte la première place en étant repris de justesse de par la règle de la dernière meilleure manche.

Un second groupe s’est disputé les 4 places suivantes : Erwan, sans doute perturbé par l’absence de vague, décroche la 3ème place, pénalisé par les 3ème manches de chaque journée, moins réussies. Luc Lajoye a fait un très beau Come-Back, sans doute aidé par l’excellente choucroute de la veille en briguant la 4ème place devant Laurent Beaurain. Comme quoi, trop de régularité ne paye pas toujours ! Jean-Yves Rouxel a signé de belles manches le dimanche après une première journée au réglage difficile avec un problème de tangon.

Le 3ème groupe rassemble dans l’ordre Hevé Pouliquen, qui nous a habitué à de meilleurs résultat en mer, Alain Poupaert sur un magnifique FRA31 gris clair qu’il a repeint lui-même et Eric Pouillaude, dernier, toujours en phase de formation, malgré 3 manches bataillées avec Laz’or et Miss Alizée. Ça finira bien par rentrer !!

La conclusion est que les plans d’eau intérieurs sont définitivement pleins de surprises, et que l’expérience fera toujours la différence. Quoique …

L’impression générale converge sur la qualité de l’accueil du SNO et de l’organisation, la beauté du lieu et la convivialité, la bonne humeur régnante à terre comme sur l’eau. Nous adressons une nouvelle fois tous nos remerciements au SNO ainsi qu’à Alain Poupaert, distributeur et réparateur, qui dote chacune des courses de cette année des 30 ans de la série, d’un cadeau Gill dont il est distributeur.

Le dernier round de la saison aura lieu à domicile, en ce qui me concerne, au CVP où la mobilisation des 7.50 est d’ores et déjà lancé par Yves Davaine, le capitaine de Flotte des 7.50 du Cercle qui se prépare à vous recevoir, nombreux, motivés et en super forme pour partager un bon moment sur l’eau bien sûr, mais aussi au coin de la cheminée lors de la soirée des équipages.

https://www.facebook.com/events/822123854632515/

Vous pouvez  retrouver les  résultats de la coupe des Châtaignes au SNO à cette adresse : http://www.ffvoile.fr/ffv/sportif/ClmtCompetDet.asp?clid=136753

Eric POUILLAUDE – groQuik – F14

 

Bienvenue à Christophe HINFRAY

Nous continuons la découverte des nouveaux ! Comme vous le savez plusieurs propriétaire nous ont rejoint et partagent avec nous leur histoire. Vous avez déjà découvert Pierre ESCALAS, place maintenant à Christophe HINFRAY !

Christophe Hinfray – 56 ans

Club :  CVP – Cercle Voile Paris 

Comment es-tu venu au 750?

D’abord 5 ans en OneDesign 7.47, basé à Saint Valéry en Caux avec 11 sister-ships puis sur sa remorque à passer de La Trinité, Brest, Deauville, et rarement Hyeres

Comment s’appelle ton bateau et pourquoi?

Christophe : INFREQUENTABLE, quand on s’appelle Hinfray c’est un bon jeu de mot…

Ou navigues-tu?

Depuis 3 ans au Cercle de la Voile de Paris aux Mureaux, eau douce mais facile d’accès pour un samedi ou un dimanche de Paris où j’habite. L’eau salée me manque un peu, je vais y remédier en 2017.

Comment as-tu commencé la voile / tes bateaux? ?

Initiation sur un dériveur Simoun 4.45 et une planche à voile, puis une longue pause due aux enfants, jusqu’à un Hobie Cat sur la Chesapeake Bay. Puis 20 ans plus tard, un One Design 7.47 acheté avec un pot d’enfance, Stéphane, tout deux amateur de cigares nous l’avons appelé Cohiba. Cet été, j’ai acheté un Moth Europe en acajou, je le rénove et espère naviguer l’été prochain sauf mes 80 kilos et 1,80m qu’il va falloir passer sous la bôme. 

Ton palmarès si il y en a?

Modeste, trop modeste mais la voile enseigne la modestie et me vide l’esprit, cela me suffit.

Ta plus grande aventure nautique?

Traversée de la Manche sur le Rara Avis du père Jaouen, pas un grand danger mais une chouette expérience.

Ta plus grande frayeur?   

En Manche la mer est souvent rude. Chaque fois que je sors, j’ai un noeud à l’estomac. Je rêve de naviguer dans une eau calme, chaude, sans courant.

Ton meilleur souvenir? 

Bord de travers, spi asymétrique à la Trinité. Plus de 10 noeuds pour sûr.

Ton équipage?

En fait, je n’ai pas d’équipage attitré. J’aimerai emmener ma chérie, Christine, mes enfants et neveux et des amis à naviguer sur le Monotype. De plus, je suis équiper en Star et aimerai emener mas amis Staristes découvrir ce nouveau support plus « haute mer » qu’est le Monotype 7.5.

Le programme prévu en 2017?  

Les Mureaux, les Mureaux. La remorque ne devrait pas bouger du CVP car j’aurai assez à découvrir en plus de quelques régates en Star. On verra en 2018 à aller plus loin.

Christophe, au nom de toute la série, nous te souhaitons une excellente saison 2017 avec toute la famille des 7.50!

Publié par Paul VANDAME

Classement des barreurs 2016

La fin d’année sonne aussi l’heure du verdict … Qui a fait quoi cette année?!

Nous n’allons pas faire de grand suspens et nous vous laissons le découvrir par vous même :
2016-classement-barreur

Toutes nos félicitations à Jean-denis BARGIBANT et l’équipe de BARATAPAS ( Paul VANDAME , Jean BARGIBANT, Agathe HARLE…)

Jean-denis sera donc le capitaine de flotte 2017 et devra porter l’habit de lumière inhérent à la fonction que nous lui avons remis samedi soir :

dsc_0684

dsc_0687-copie

 

 

 

 

 

 

 

Evidemment, nous félicitons surtout l’ensemble des personnes qui ont fait le déplacement pour naviguer en M7.50 cette année… Ces résultats ne peuvent exister sans cette mobilisation et nous espérons vous voir encore plus nombreux et encore plus souvent en 2017 !

A très vite,

Guy, Jean-denis et Paul

Tous au SNO

SNO 01

Bonjour à toutes et tous,

Certains ont peut-être entendu parlé du niveau de l’Erdre qui n’est pas au plus haut… Mais ne vous inquiétez pas notre traditionnelle régate au SNO a bien lieu les 8 et 9 octobre !

Nous vous attendons donc tous pour cet événement incontournable !

Un repas aura lieu le samedi soir comme chaque année.

Inscription en ligne !

Vous pouvez aussi me confirmer votre venue  ET votre participation au repas du samedi soir par SMS, appel ou mail…

06 07 39 48 37

paulvandame@hotmail.fr

 

Très belle régate de rentrée à Lorient

telegramme-2016Pour cette régate de rentrée, ce sont 7 équipages qui se sont retrouvés à Lorient à l’occasion de l’Atlantique Télégramme organisé par le CNL cette année encore du 23 au 25 septembre. Cette édition a rassemblé cette année pas moins de 135 concurrents répartis sur 3 ronds ainsi qu’un bonne partie des IMOCA qui vont bientôt partir pour la prchaine édition du Vendée Globe. Tout cela fait beaucoup de beau monde sur les pontons et nos chers Monotypes font toujours le spectacle lorsqu’il s’agit de sortir ou de rentrer au port sous spi.

Pour cette régate de reprise, les équipages ont été un peu remaniés et certains habitués ont changé de monture. Ainsi, Christian VERNET a enfilé pour l’occasion le costume d’équipier pour venir seconder Laurent BEAURIN qui avait lâché pour l’occasion la barre de son quater tonner pour prendre celle de F92 prêté pour l’occasion par Guy PRONIER qui a, du coup, pris la barre du beau CALLISTO de notre cher Gilles BRETECHE. Que de changements me direz-vous! Mais que de belles empoignades aussi.

6 manches ont pu se courir durant le weekend avec autant de parcours côtiers dans un cadre magnifique entre Lorient et l’Île de Groix qui a même été contournée lors de la 4e manche du weekend.

La première journée a principalement été marquée par un duel PRONIER – BARGIBANT qui avaient tout les deux décidé de prendre le lead sur la flotte. Malheureusement, faute de 3e équipier pour la deuxième journée, notre cher président, Guy équipé de sa fille Victoire a du laisser s’échapper Baratapas (BARGIBANT-BARGIBANT-VANDAME). Mais c’était sans compter sur une 3e journée plus ventée durant laquelle, Guy est revenu, le couteau entre les dents, comme à son habitude, suivi en embuscade du magnifique Laz’Or de Claude Blaise barré pour l’occasion par Nathanaël CHAUVIN. Au final, le podium a été quelque peu chamboulé par une pénalité pour défaut d’émargement qui a coûté la 2e place à Guy PRONIER et c’est donc Claude Blaise qui s’empare de la 2e place.

1  202 BARATAPAS  (MONOTYPE 7.5)
 BARGIBANT Jean denis
BARGIBANT Jean
VANDAME Paul
11.00 11.00 1
1.0
2
2.0
1
1.0
1
1.0
3
3.0
3
3.0
YC PORT MANECH
YC PORT MANECH
C N ST CAST
2  56 LAZOR  (MONOTYPE 7.5)
 BLAISE Claude
CHAUVIN Nathanael
DE HERCE Francois
14.00 14.00 3
3.0
3
3.0
2
2.0
3
3.0
2
2.0
1
1.0
CN ARRADON
PORH LOEIZ SKIFF
Y C CROUESTY ARZON
3  70 CALLISTO  (MONOTYPE 7.5)
 PRONIER Guy
PRONIER Victoire
15.00 15.00 2
2.0
1
1.0
3
3.0
2
2.0
DPIi
2.0
DPIi
5.0
S N TRINITE S/MER
S N TRINITE S/MER
4  46 CHIMENE  (MONOTYPE 7.5)
 MELOT Thierry
POUILLAUDE Eric
27.00 27.00 DPIi
5.0
4
4.0
6
6.0
4
4.0
6
6.0
2
2.0
YC PORT MANECH
S N TRINITE S/MER
5  84 ASSURANCE GENERALI  (MONOTYPE 7.5)
 MANIER Paul stephane
CHAULEUR Etienne
PERRIN Tristan
34.00 34.00 6
6.0
6
6.0
5
5.0
5
5.0
5
5.0
7
7.0
Y C CROUESTY ARZON
S N TRINITE S/MER
S N TRINITE S/MER
6  209 BIGARO IV  (MONOTYPE 7.5)
 ESCALAS Pierre
ESTABLE Remy
POIRIER Nicolas
35.00 35.00 5
5.0
7
7.0
4
4.0
6
6.0
7
7.0
6
6.0
C N LOCTUDY
Y C TREBEURDEN
USAM Voile Brest
7  92 COCO TAHI  (MONOTYPE 7.5)
 BEAURIN Laurent
36.00 36.00 7
7.0
5
5.0
7
7.0
DSQj
8.0
4
4.0
5
5.0
S N P H

Le prochain rendez-vous aura lieu sur l’Erdre à l’occasion de la coupe des châtaignes organisée par le SNO les 8 et 9 octobre prochains.

Les inscriptions doivent se faire en ligne avant le 4 octobre au plus tard (lien ci-dessous)

https://goo.gl/forms/OIEC80iCHCOlubSv2

A très bientôt au SNO. Nous attendons près de 12 bateaux cette année!

Jean-Denis BARGIBANT

Le calendrier 2016 est sorti!

2016 - AFFICHE 2

Le millésime 2016 du calendrier de la série a été publié à l’occasion du Salon Nautic de Paris vendredi 4 décembre.

Au programme des réjouissance pour cette nouvelle année, pas de grande révolution, mais plutôt une volonté de poursuivre la promotion de la série sur des plans d’eaux variés qui conviennent bien au M7.50.

Une nouveauté néanmoins est à souligner: des M7.50 traverseront la manche pour répondre à l’invitation du Commodore du Royal Southern Yacht Club à venir régater dans le Solent! Déjà 6 bateaux ont fait part de leur intérêt pour aller chatouiller nos chers voisins et leur montrer nos belles carènes.

Nous espérons vous retrouver nombreux cette année encore sur l’ensemble de nos rendez-vous dans un esprit toujours aussi convivial et intergénérationnel.

Publié par Jean-Denis BARGIBANT

L’Erdre au fil du soleil

SNO 02Deux jours de grand beau temps et de vent « installé » pour notre régate annuelle sur l’Erdre à l’occasion de la Coupe des Châtaignes.

En cette saison, les châtaignes nous tombent des arbres nombreuses et comestibles pour les amateurs mais sur l’eau elles fusent avec une grâce ailée et policée au passage des bouées et d’un goulet facétieux qui mettent le système nerveux des marins d’eau salée dans un état proche de l’abattement.

Tous les mystères d’un plan d’eau intérieur, qu’année après année les non natifs rêvent de percer, avec l’espoir que cette fois enfin ils toucheront au Sésame !

Caramba, encore raté !  Sur les dix vaillants équipages, les 7 « merriens » ont encore bu le calice d’eau douce jusqu’à la lie.

Erwan, notre champion national en titre pensait pourtant tenir le bon tempo au cours d’une première manche menée tambour battant, mais à deux révolins de la ligne, il dut abdiquer à portée du coup de canon libérateur…

SNO 01

Ne pas croire cependant que la régate se joue à la roulette Russe, auquel cas nous aurions trouvé autant de vainqueurs que de manches courues (7). Mais puisque toujours les même s’en sont sortis, force est d’admettre qu’il y a de la logique dans le rébus de vents et de dévents.

Au classement général, les trois premières places furent donc trustées par les pratiques de la régate en plans d’eau fermés. Les frères Castel (3eme) redoutables régatiers et familiers des lieux, Patrick-Jaques Guiraud (2eme) limeur de Seine un plan d’eau très cousin (péniches en sus), et puisqu’il faut un vainqueur, la famille Bretéché / Fury … qui démontre qu’après 50 ans de pratique des lieux (pour le plus ancien), les fondamentaux sont assimilés et les aléas globalement maîtrisés.

Cela ne veut pas dire qu’il faudra aux autres 50 ans pour les battre, puisque, l’âge avançant, les vainqueurs du jour finiront sans doute par perdre la baraka … un jour viendra où Jean-Marc ne saura plus monter au capelage à la volée pour récupérer une drisse de spi évadée, sans perdre une place et enchaîner toutes les manœuvres à lui tout seul ; où Sylvie, prise de torticolis chroniques réclamera de voir les concurrents par l’avant plutôt que par l’arrière, que Gilles sera moins sur les nerfs et la barre moins précise. Équipages « merriens » ne désespérez pas et continuez à venir au SNO une fois l’an pour tester vos progrès et attendre le faux pas des prétentieux d’eau douce !

N’oublions pas les à cotés que les animateurs de l’association peaufinent pour le plus grand plaisir de tous. Une baby sitter pour les enfants de Felisa, qui a pu naviguer sur le nouveau bateau de son Jean-Denis ; un fut de bonne bière du Nord en libre service des assoiffés et partagé avec tous les équipages des séries navigantes ; un dîner Espagnol chaleureux initié par « président Pronier » ; les coups de mains des uns et des autres qui rendent la vie plus agréable et l’ambiance épatante de notre série …

Prochain rendez-vous au CVP mi novembre pour clôturer cette saison riche en événements
avec l’arrivée de la nouvelle version du M 7.50 et sa prochaine exposition au salon nautique de Paris sous les couleurs du chantier BG Race.

Publié par Gilles Bretéché

La coupe des châtaignes est en vue

SNO 1Notre prochain rendez-vous au calendrier officiel se tiendra dans moins de 2 semaines au SNO. Comme tous les ans, nous serons heureux de vous retrouver sur l’Erdre dans un environnement particulièrement privilégié.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes et nous avons la confirmation des bateaux suivants:

FRA 42 Jean-Yves ROUXEL
FRA 63 BAHIA Erwan GOURDON
FRA 70 CALLISTO Gilles BRETECHE
FRA 81 GALATEE Pierre-Antoine CASTEL
FRA 92 COCO TAHI Guy PRONIER
FRA 201 COME BACK Luc LAJOYE
FRA 202 BARATAPAS Jean-Denis BARGIBANT

Sont également attendus mais en attente de confirmation pour ce rendez-vous d’automne:

FRA 35 ALCATORDA Jacques LEBLAIS
FRA 54 PARDOUN MUD Gaëtan TOUZE
FRA 55 WINDWARD Patrick-Jacques GUIRAUD
FRA 61 ARISTA Christian VERNET
FRA 72 DAVAI Gilles BOUTRON
FRA 84 JABADAO Paul-Stéphane MANIER
FRA 99 COYOTE Jérôme LEDOYEN

En parallèle des festivités sur l’eau, un dîner « Retrouvailles » se tiendra pour ceux qui le souhaitent le vendredi soir. Et le samedi soir, un repas de flotte aura lieu au SNO. Nous vous attendons nombreux. Merci de bien vouloir confirmer votre participation auprès de Guy PRONIER: pronier.guy@orange.fr

Pour vous loger, 2 solutions à proximité du SNO:

A noter aussi que nous vous proposons un service de babysitting pour les plus jeunes (Loïc, 4 ans et Olivia, 6 ans ont déjà réservé leur place).

Enfin, petit message personnel pour Christian: le fond de l’Erdre est plutôt vaseux. Du coup, il y a moins de risque pour la quille du bateau. Pour Paulo, pas de soucis non plus: avec un peu de chance, tu auras pied!

Nous vous attendons nombreux pour cette Coupe de Châtaignes 2015.

Publié par Guy PRONIER & Jean-Denis BARGIBANT

Sous le soleil de Lorient

C’est sous un soleil radieux et dans des conditions de rêve que 6 concurrents se sont affrontés à l’occasion de l’Atlantique Télégramme qui se tenait à Lorient le weekend dernier.

3 jours de régates, 6 manches dont 3 parcours construits et 3 parcours côtiers, de 0 à 20 nœuds de vent. Que demander de plus pour cette première participation des Monotypes 7,50m?

TELEGRAMME 1

Organisée par le CNL, l’Atlantique Télégramme est un très beau rendez-vous d’automne. Il faut dire que nous avons été franchement gâtés par des conditions météo fabuleuses, mais aussi par une organisation parfaite. Le comité de course s’est tout particulièrement attaché à lancer des manches dans les meilleures conditions qu’il soit, avec le soucis de nous faire profiter de notre weekend. Mission accomplie de ce point de vue.

A terre, l’ambiance, et le site de la Base ont grandement participé à ce que ce weekend soit une réussite. Et pour couronner le tout, les grutages se sont déroulés avec un rythme et une efficacité d’enfer!

Le seul bémol à ce très beau weekend reste néanmoins le classement des Monotypes 7,50m en OSIRIS alors que nous avions 6 bateaux pour constituer une classe. Du coup, le calcul des points un peu complexe, dans un classement hétérogène,  ne facilite pas la lecture et la compréhension.

TELEGRAMME 2

Nous retiendrons tout de même que le bateau, dans son ancienne version ou dans sa nouvelle version a démontré une fois de plus qu’il allait vite, voire très vite. Sur 6 manches courues, les M7.50 (anciens et nouveaux) arrivent à 4 reprises devant les premiers OSIRIS en temps compensé!

Au classement Monotype, les habitués de la série ont une fois de plus montré qu’il fallait se battre pour aller les chatouiller. Et la bataille était serrée entre Bahia et Coco Tahi, à égalité de points, à égalité de premières places. Ils se départagent uniquement sur la dernière manche remportée par le talentueux Erwan GOURDON.

Derrière, Jean-Denis BARGIBANT équipé de Agathe HARLE et Sébastien MAINGUET, journaliste de Voiles & Voiliers, s’emparent de la 3ème place malgré des performances assez variables. Le nouveau M7.50 marche néanmoins très bien et a montré tout son potentiel de vitesse. Gageons que notre journaliste a été conquis par la série et le M7.50. Nous le retrouverons très certainement en juin prochain avec un équipage Voiles & Voiliers au Bono.

TELEGRAMME 3

Notre cher Thierry MELOT prend quant-à lui la 4e place suivi par Christian VERNET sur Arista et Jean-Paul PECHE qui tirait ses premiers bords sur le M7.50 de Luc LAJOYE en attendant la livraison du sien.

  1. Erwan GOURDON
  2. Guy PRONIER
  3. Jean-Denis BARGIBANT
  4. Thierry MELOT
  5. Christian VERNET
  6. Jean-Paul PECHE

Nous noterons au passage que Chritian VERNET a profité de la fin de la deuxième journée pour aller ramasser quelques huîtres sur un beau caillou en bordure de chenal. Heureusement, plus de peur que de mal pour Arista qui n’a que peut souffert malgré la violence du coup de frein.

Paul VANDAME a également profité de ce beau weekend pour nous montrer son amour pour les sports nautiques combinés. Voile et natation sont deux disciplines très complémentaires à son goût.

Prochain rendez-vous au SNO les 10 et 11 octobre prochains.

Publié par Jean-Denis BARGIBANT

Cure de jouvance

L’an dernier, nous avons tous remarqué Garance, FRA 55 et sa magnifique peinture blanche immaculée. Jean-Philippe HAAG nous a fait le plaisir de raconter le chantier de refit de son bateau en 2013. Voici en détail l’histoire d’un refit en bonne et due forme.

Le refit de Garance

Eté 2012 ; Garance commence a être un peu fatigué d’aspect ; pont et cockpit d’origine, avec un trou à l’avant où le pontet d’étrave a été arraché, peinture de coque atteignant ses 12 ans, et un peu rapiécée, quille qui rouille dans son puits, étanchéité problématique, rien de grave mais prévoir quand même un moment pour vider le bateau après une journée de brise…  En gros, la misère.

Je consulteles chantiers habituels ; compter 6500 € pour refaire ça, c’est quand même pas donné. Aimant bricoler et entretenir, étant inscrit à l’YCIF avec son hangar et son pont roulant, je décide de m’y attaquer moi même.

Etape 1 : tout désacastiller ; compter une journée complète, à 2 bien sûr – avec idéalement un 2e pas trop grand et pas claustrophobe.

Etape 2 : puisqu’il faut déquiller, tant qu’à faire autant tirer le safran au passage et poser la coque par terre sur 4 pneus pour travailler à l’aise sur le pont et cockpit. Déquiller n’est pas difficile sur ce bateau. Trouver 2 madriers – ça traîne dans le hangar – et les glisser dans les supports des berceaux de la remorque de part et d’autre de la quille. On les ficelle avant – arrière, quelques cales en latéral le long de la quille et c’est calé.

FRA 55 - REFIT -  (4)

Il faut ensuite un palonnier avec le pont roulant / la grue, on prend tout bêtement les sangles d’amarrage du bateau sur la remorque pour brêler le palonnier sur la coque, on déboulonne la quille et hop on lève et le tour est joué. Tant qu’à faire on a aussi déboulonné le safran, et on le chope au passage. En même pas 2 heures c’est torché.

FRA 55 - REFIT -  (5)
Etape 3
 : c’est là que ça devient costaud : remettre propre pont et cockpit pour peinture ultérieure. Ciseau, ponceuse, résine, mastic epoxy au programme. Ça commence par faire sauter le liston acajou. Evidemment il baille par endroit mais à d’autres c’est resté vachement bien collé dis donc. Il faut faire sauter le vieux joint dur comme du bois centimètre par centimètre. Là où la liaison pont coque baille, recoller et revisser à neuf. Reboucher le trou à l’étrave avec une contreplaque à l’intérieur puis N couches tissu. Boucher le trou de la dame de nage – je n’aime pas ramer de toutes façons.

Une fois tout ça fait, grande séance mastic epoxy, notamment sur la liaison pont coque. Comme toujours avec l’epoxy, bien respecter les proportions avec une balance, si on fait ça à la grosse façon polyester eh ben ça marche pas! Y a plus qu’à revenir au début de l’étape 3. Et essayer de bien enduire sans excès parce que une fois que c’est dur eh bien c’est très dur et on va y passer des heures à la ponceuse…

FRA 55 - REFIT -  (3)

Etape 3 bis : la quille. Bien rincée de préférence, par exemple faire le SNO en dernière régate avant, et laisser sécher quelques mois – la fonte, c’est poreux…  Faire sauter tout le pourri : meuleuse, brosse métallique tournante ultra dure, à fond à fond ! Seule bonne barrière contre le retour de l’humidité et la rouille, l’époxy! 4 couches l’une sur l’autre à 12 heures d’intervalle, une le matin une le soir.

Etape 4 : y a plus qu’à remonter le joujou. Pas eu besoin de changer les bagues de safran cette fois, si non pour ceux que ça intéresse ça se fait en Ertalon, on trouve ça chez je sais plus qui à la Trinité (demander à Patrice Carpentier), on prend les cotes sur les vieilles et la mèche et on va chez le tourneur du coin.

Pour le mastic qui tient la quille, il faut prendre du mastic bâtiment butyl, Pas du silicone qui est trop souple: Castorama. Masquer la coque et la quille sous le puits pour ne pas en coller partout. Jajater le dessus et en latéral. On repose la coque. Retirer tout ce qui pourrait déborder, mais ne pas vouloir faire un beau joint de quille tout de suite, s’occuper de bien positionner, reboulonner etc. Une fois que c’est fait et sec, on a tout le temps de faire un beau joint tranquille. Toujours aussi adroit, on a aussi remonté le safran dans le même mouvement…

Etape 5 : eh bien c’est comme la 3, costaud et même en pire. Le ponçage de la coque. Là je n’avais pas de réparation à faire. Si vos réparez l’étrave – un classique sur ce bateau si on a oublié la RCV 14 – le seul truc qui tient bien c’est de stratifier tant par l’intérieur que par l’extérieur. Là c’est solide, alors que si vous ne l’avez fait que par l’extérieur c’est moins costaud sur un nouveau choc. Ponceuse donc ; vous apprécierez en particulier le ponçage des fonds, où rapidement l’engin pèse une tonne et vous vous prenez toute la poussière dans la figure. Prendre son mal en patience, compter 2 bonnes ½ journées.

Etape 6 : eh ben c’est tout doux maintenant, y a plus qu’à peindre… Cette fois, ce sera un peintre industrielle plutôt que chantier naval, Broggio à Conflans St Honorine. L’avantage, c’est qu’avec les volumes de production qu’il a, il approvisionne la peinture, sous couche, diluants etc. par fûts de 200 l , à des prix tels qu’il ne vous fait même pas le détail dans le devis. 1800 € tout compris. A priori c’est bien beau – on voit ça sur ses mobiliers urbains Decaux,  mais je vais quand même amener de la Awlgrip pour la coque, qui pour le coup coûte la peau des fesses, 800 €.

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 Ça y est il a fini c’est nickel ça brille partout !

Etape 7 : réaccastiller. Au passage je mets des coinceurs neufs partout. Comme on ne trouve pas 14 coinceurs d’un coup dans les boutiques parisiennes, KM nautisme à Baden, tout en ligne. Pour ne pas s’enquiquiner avec la vieille visserie tordue, mastiquée etc., commander de la visserie neuve chez Theix Inox, idem en ligne, il y a toutes les tailles qui vont bien, le bon inox, et surtout on les prend en têtes cruciformes pour pouvoir y aller à la visseuse électrique, ça va quand même plus vite. Il faut de nouveau une journée, et de nouveau un 2e pas trop grand… Tant qu’à faire j’ai remplacé un certain nombre de bouts moches avec des nœuds par du spectra épissé, ça fait quand même plus net. Nom du bateau en sticker, l’atelier sur mer à Carnac, et si vous ne pouvez pas passer les prendre chez eux en semaine ils vous les déposent à la SNT.

Total, 8 / 10 journées de travail, un peu plus de 3000 € avec l’accastillage. Retour aux affaires au national 2013, équipage familial un peu école de voile, résultats en rapport (on fera mieux en 2014, promis :-), mais on a un bateau splendide, plein de compliments, et le plaisir de l’avoir fait soi-même!

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Pour tous détails supplémentaires, Jean-Philippe Haag, FRA 55 Garance, 06 63 33 38 91

Article publié par Jean-Philippe HAAG